Une délégation imposante de la campagne #Vêtementsclean a rencontré le Ministre Kris Peeters, ce vendredi 15 février 2019, armée d'un mégaphone géant symbolisant la voix de plus de 46.000 citoyens et consommateurs. Un appel fort lancé aux entreprises et aux responsables politiques à faire mieux en termes de transparence et de respect des droits humains dans la filière!

FR 6 ans rana plaza FB banner

Une grosse fissure annonçait l’effondrement du bâtiment la veille de la catastrophe. Et pourtant, sous une forte pression, les travailleurs de l’habillement du "Rana Plaza" ont dû se remettre au travail. Ce sont 1138 d’entre eux qui ont succombé. Six ans après la catastrophe, 29 organisations, dont Solidarité Mondiale (WSM), demandent une loi pour interdire à l’avenir toutes conditions de travail dégradantes dans les chaînes de production des entreprises belges du secteur de l’habillement, et d’autres secteurs.

Action Droits Humains Liège 11 06 18 4 copy

Alors que des millions de supporters se préparent à encourager leurs équipes favorites pendant la Coupe du Monde de football, le rapport « Anti-jeu 2018 », révèle que les dizaines de milliers de femmes qui fabriquent les maillots et chaussures de foot que Nike et Adidas vendent au prix fort, gagnent un salaire de misère. Aujourd’hui, ces travailleuses revendiquent le paiement d’un salaire vital.

Ce 11 juin, Solidarité Mondiale, la CSC, le MOC/CIEP de Liège et achACT ont organisé un "Mondial des Droits humains" pour les soutenir. Garantir un salaire vital constitue un objectif à portée de main des grandes marques de sport, pour autant qu’elles en aient la volonté!

Il y a 5 ans déjà - le 24 avril 2013 - s'effondrait le bâtiment du Rana Plaza près de Dacca, capitale du Bangladesh, provoquant la mort de 1.138 travailleurs et travailleuses et plus de 2000 blessés graves. L'immeuble abritait plusieurs ateliers de confection travaillant pour des marques de vêtements internationales. Un bilan très lourd pour ce drame qui a engendré des prises de conscience chez les consommateurs occidentaux sur les limites de la production à bas coût et qui a provoqué une vague d'indignation mondiale. Mais sur place, qu'est-ce qui a réellement changé depuis? 

Les filières d’approvisionnement mondiales constituent les systèmes commerciaux et de production les plus développés au monde. Celles-ci ont certes généré une partie de la croissance économique mondiale, mais elles sont aussi le lieu par excellence de l’exploitation et des violations des droits humains. De nombreux cas d’abus des droits humains impliquant des entreprises belges et étrangères ont été répertoriés[1] dans des secteurs sensibles et socialement à risque tels que les industries extractives, la construction, le textile, l’alimentation, le bois, le dragage ou encore les forêts. Nous gardons tous en mémoire le drame du Rana Plaza en 2013 au Bangladesh.

Lorsqu’en 2013 le Rana Plaza s’est effondré, tuant 1134 travailleurs de l’habillement, il est devenu évident que quelque chose devait changer pour rendre les usines de confection du Bangladesh plus sûres. Trois semaines plus tard, l’ « ACCORD sur la sécurité des bâtiments et la prévention incendie » était lancé. Un pas historique. Ces cinq dernières années, l’ACCORD a mené des inspections, supervisé les rénovations et formé des travailleurs aux questions de sécurité dans 1631 usines.

Jef Van Hecken a été notre coopérant pendant deux ans et demi au Bangladesh. Il était présent lors de la catastrophe du Rana Plaza qui a tué plus d’un millier de travailleurs. Il revient d’une mission au Bangladesh au mois de janvier et témoigne de ses impressions… Sur place, qu’est-ce qui a changé ?

Supporter des Diables Rouges pour la Coupe du Monde? Nous aussi nous sommes fan! Mais nous le serions davantage si nous avions aussi entendu parler des couturières qui fabriquent les maillots Adidas de nos joueurs, car elles apportent également une contribution essentielle à l'ensemble de la Coupe du Monde. Beaucoup de consommateurs veulent savoir où elles vivent, combien elles gagnent, combien de temps dure leur labeur et sous quelles conditions?

Philippe Gilbert a déjà engrangé beaucoup de victoires dans sa carrière. Il est également champion de Belgique et peut donc porter fièrement le maillot tricolore. Un vrai champion emporte ses victoires sur ses propres forces, sans recourir au dopage. En d'autres mots: en étant "clean". Pourquoi ne pas attendre la même chose de nos vêtements de sport et des marques qui les produisent? Qu'ils soient clean? Philippe Gilbert s'est d'ores et déjà engagé! Vous aussi?

Le 24 novembre 2016, l'organisation KWB, avec Wereldsolidariteit (WSM), la CSC et OKRA Plus ont remis à tessenderlo à l'entreprise belge de vêtements de sport Bioracer 1 million de kilomètres parcourus à vélo, afin d'exiger des vêtements de sport 'propres'.