Un salaire de misère: témoignage d'Ouk Channeng, travailleuse cambodgienne

Ouk Channeng (21 ans) vit dans la capitale de Phnom Penh et travaille dans l’usine New Mingda qui produit notamment pour Puma et Adidas. Ouk Channeng gagne 230 dollars (178 euro) par mois, dont 140 de salaire minimum et le reste grâce à deux à quatre heures supplémentaires de travail chaque jour. Sur ces 230 dollars, elle envoie chaque mois 100 à 120 dollars à ses parents à la campagne. Ils ont bien besoin du revenu de leur fille pour survivre. Le restant de son salaire passe en loyer et en nourriture. « Il ne me reste jamais rien pour faire des économies. »

 

Le peu qu’elle gagne et les longues journées de travail forcent Channeng à acheter de la nourriture de mauvaise qualité au marché près de chez elle. « Je me fais du souci par rapport à l’hygiène, car quand j’achète ma nourriture là-bas j’ai plus de chance de tomber malade. Et si je tombe malade, je ne peux plus entretenir ma famille avec mon travail. »

Quand on tombe malade, cela cause de toute façon plusieurs problèmes. Il n’y a souvent pas d’argent pour acheter des médicaments, et quand on est malade on gagne moins. « Si je tombe malade, je devrai emprunter de l’argent, mais ici les taux d’intérêt s’élèvent à 20 %. Si j’emprunte 10 dollars, je devrai en rembourser 12, ou même plus si je prends du retard. »

Channeng raconte qu’elle n’a presque aucun choix dans sa vie. Elle ne voit sa famille que deux fois par an, mais les aider passe avant tout. Et comme elle n’a pas terminé l’école, elle ne voit pas d’alternative à sa vie d’ouvrière de l’habillement. « Je crois que je vais travailler à l’usine jusque quand je serai vieille et que je n’en pourrai plus. Mais j’espère que les salaires vont bientôt augmenter. Ce serait fantastique que les consommateurs  mettent la pression sur les marques pour augmenter nos salaires, parce qu’ainsi, je pourrais mieux soutenir ma famille. Et qui sait, si je gagne assez d’argent, je pourrai un jour leur construire une belle maison.”

La jeune femme n’a pas encore fondé de famille, mais si elle se marie un jour, elle espère juste une chose : “que mes enfants puissent aller à l’école et qu’ils ne doivent pas travailler à l’usine.”

SIGNEZ POUR DES VÊTEMENTS CLEAN

Il y a de fortes chances que votre maillot de sport ait été fabriqué dans des conditions inhumaines. Vous pouvez agir!

Nous attendons toujours de nos sportifs qu’ils soient clean en pratiquant leur sport… Pourquoi ne pas attendre la même chose de nos vêtements de sport et des marques qui les produisent? Donnez aux ouvrières du textile un salaire vital et la sécurité sur leur lieu de travail en faisant comme Philippe Gilbert: signez notre pétition!

Ensemble, incitons les marques de sport à produire des vêtements de sport propres!

Signez la petition