Il y a 5 ans déjà - le 24 avril 2013 - s'effondrait le bâtiment du Rana Plaza près de Dacca, capitale du Bangladesh, provoquant la mort de 1.138 travailleurs et travailleuses et plus de 2000 blessés graves. L'immeuble abritait plusieurs ateliers de confection travaillant pour des marques de vêtements internationales. Un bilan très lourd pour ce drame qui a engendré des prises de conscience chez les consommateurs occidentaux sur les limites de la production à bas coût et qui a provoqué une vague d'indignation mondiale. Mais sur place, qu'est-ce qui a réellement changé depuis? 

Jef Van Hecken a été notre coopérant pendant deux ans et demi au Bangladesh. Il était présent lors de la catastrophe du Rana Plaza qui a tué plus d’un millier de travailleurs. Il revient d’une mission au Bangladesh au mois de janvier et témoigne de ses impressions… Sur place, qu’est-ce qui a changé ?

Lorsqu’en 2013 le Rana Plaza s’est effondré, tuant 1134 travailleurs de l’habillement, il est devenu évident que quelque chose devait changer pour rendre les usines de confection du Bangladesh plus sûres. Trois semaines plus tard, l’ « ACCORD sur la sécurité des bâtiments et la prévention incendie » était lancé. Un pas historique. Ces cinq dernières années, l’ACCORD a mené des inspections, supervisé les rénovations et formé des travailleurs aux questions de sécurité dans 1631 usines.

Les filières d’approvisionnement mondiales constituent les systèmes commerciaux et de production les plus développés au monde. Celles-ci ont certes généré une partie de la croissance économique mondiale, mais elles sont aussi le lieu par excellence de l’exploitation et des violations des droits humains. De nombreux cas d’abus des droits humains impliquant des entreprises belges et étrangères ont été répertoriés[1] dans des secteurs sensibles et socialement à risque tels que les industries extractives, la construction, le textile, l’alimentation, le bois, le dragage ou encore les forêts. Nous gardons tous en mémoire le drame du Rana Plaza en 2013 au Bangladesh.

Supporter des Diables Rouges pour la Coupe du Monde? Nous aussi nous sommes fan! Mais nous le serions davantage si nous avions aussi entendu parler des couturières qui fabriquent les maillots Adidas de nos joueurs, car elles apportent également une contribution essentielle à l'ensemble de la Coupe du Monde. Beaucoup de consommateurs veulent savoir où elles vivent, combien elles gagnent, combien de temps dure leur labeur et sous quelles conditions?

Ces derniers mois, de nombreux sportifs renommés ont soutenu la campagne pour des #vêtementsclean, parmi lesquels la championne olympique Tia Hellebaut, les joueurs du Sporting de Charleroi ou encore l'équipe nationale féminine de volleyball, les 'Yellow Tigers'. Nous comptons déjà plus de 19.000 signatures au compteur! Mais la campagne n'est pas finie... Vous aussi, signez la pétition et faites la circuler auprès de vos amis sportifs et moins sportifs! Vous voulez savoir quel-le sportif/sportive a signé pour notre campagne? Suivez-nous sur Facebook et Twitter.
© foto Nelle Devisscher 

 

 

Solidarité Mondiale s’est associée à Boondoggle pour monter une opération d’infiltration au Cambodge afin de dénoncer les mauvaises conditions de travail dans une usine textile locale qui produit des vêtements de sport pour des grandes marques telles que Puma, Nike, New Balance, Adidas, ... et d’en mesurer l’impact sur la santé d’une jeune ouvrière!

 

  

Lundi 3 juillet, Place des Martyrs à Verviers. C’est l’effervescence pour le départ de la 3ème étape du Tour de France. La CSC Liège-Huy-Waremme, la CSC Verviers & Communauté Germanophone, le Moc-Verviers et Solidarité Mondiale ont installé un stand de sensibilisation et de mobilisation pour visibiliser notre campagne #VêtementsCLEAN. Résultat: 1000 signatures de plus au compteur pour notre pétition!

Philippe Gilbert a déjà engrangé beaucoup de victoires dans sa carrière. Il est également champion de Belgique et peut donc porter fièrement le maillot tricolore. Un vrai champion emporte ses victoires sur ses propres forces, sans recourir au dopage. En d'autres mots: en étant "clean". Pourquoi ne pas attendre la même chose de nos vêtements de sport et des marques qui les produisent? Qu'ils soient clean? Philippe Gilbert s'est d'ores et déjà engagé! Vous aussi?

Le 24 novembre 2016, l'organisation KWB, avec Wereldsolidariteit (WSM), la CSC et OKRA Plus ont remis à tessenderlo à l'entreprise belge de vêtements de sport Bioracer 1 million de kilomètres parcourus à vélo, afin d'exiger des vêtements de sport 'propres'.